Il faut modifier le PREDEC, plan régional d’élimination des déchets de chantier

Séance du 28 juin 2013

Motion présentée par Jean DEY, au nom de la majorité départementale

 CONSIDERANT l’élaboration en cours du Plan Régional d’Elimination des Déchets de Chantiers (PREDEC), dont l’adoption n’est prévue qu’en septembre 2014,

CONSIDERANT l’accueil par la Seine-et-Marne de la majorité des déchets inertes en Ile-de-France, avec 12 installations de stockage de déchets inertes (ISDI), ayant reçu plus de 6 millions de tonnes en 2012, auxquelles il faut ajouter 2 millions de tonnes contribuant au remblaiement des carrières ,

CONSIDERANT la récente autorisation d’extension de l’ISDI d’Annet-sur-Marne de 12 millions de tonnes supplémentaires,

CONSIDERANT la multiplication des nouvelles demandes d’autorisation, notamment celle relative à la création d’une nouvelle ISDI à Villeneuve-sous-Dammartin avec une capacité annuelle maximale de 3,8 millions de tonnes, soit 23,6 millions de tonnes à terme ,

CONSIDERANT les effets directs et indirects de cette situation pour le territoire seine-et-marnais, qui s’ajoutent à ceux générés par l’accueil de la majorité des déchets ménagers d’Ile-de-France :

  •  diminution des surfaces agricoles, impacts sur les milieux naturels,
  •  accroissement du trafic routier (et du coût d’entretien des routes départementales),
  • dégradation des paysages,
  • nuisances sonores,
  • atteinte globale à la qualité de vie des Seine-et-Marnais

Le Conseil général, après en avoir délibéré,

DEMANDE au Préfet de Région un moratoire sur les nouvelles autorisations de création ou d’extension de capacités de stockage des déchets inertes en Seine-et-Marne jusqu’à l’adoption définitive du PREDEC,

DEMANDE l’adoption dans le cadre du PREDEC du principe du « plafonnement dégressif » visant à limiter, voire empêcher, les capacités de stockage supplémentaires de déchets inertes en Seine-et-Marne afin de favoriser un rééquilibrage territorial.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Il faut réviser le Plan Régional d’Elimination des Déchets Ménagers

Séance du 28 juin 2013

Motion présentée par Jean DEY, au nom de la majorité départementale

 Considérant l’élaboration en cours du Plan Régional d’Elimination des Déchets de Chantiers (PREDEC), dont l’adoption n’est prévue qu’en septembre 2014,

considérant l’accueil par la Seine-et-Marne de la majorité des déchets inertes en Ile-de-France, avec 12 installations de stockage de déchets inertes (ISDI), ayant reçu plus de 6 millions de tonnes en 2012, auxquelles il faut ajouter 2 millions de tonnes contribuant au remblaiement des carrières,

considérant la récente autorisation d’extension de l’ISDI d’Annet-sur-Marne de 12 millions de tonnes supplémentaires,

considérant la multiplication des nouvelles demandes d’autorisation, notamment celle relative à la création d’une nouvelle ISDI à Villeneuve-sous-Dammartin avec une capacité annuelle maximale de 3,8 millions de tonnes, soit 23,6 millions de tonnes à terme,

considérant les effets directs et indirects de cette situation pour le territoire seine-et-marnais, qui s’ajoutent à ceux générés par l’accueil de la majorité des déchets ménagers d’Ile-de-France :

  • diminution des surfaces agricoles, impacts sur les milieux naturels,
  • accroissement du trafic routier (et du coût d’entretien des routes départementales),
  • dégradation des paysages,
  • nuisances sonores,
  • atteinte globale à la qualité de vie des Seine-et-Marnais

Le Conseil général, après en avoir délibéré,  demande  au Préfet de Région un moratoire sur les nouvelles autorisations de création ou d’extension de capacités de stockage des déchets inertes en Seine-et-Marne jusqu’à l’adoption définitive du PREDEC, demande l’adoption dans le cadre du PREDEC du principe du « plafonnement dégressif » visant à limiter, voire empêcher, les capacités de stockage supplémentaires de déchets inertes en Seine-et-Marne afin de favoriser un rééquilibrage territorial

 

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"Village Nature" de Euro Disney et Pierre & Vacances

 Intervention de Jean DEY  à propos de Village Nature (projet Euro Disney et Pierre & Vacances) – Rapport 4/01- Séance publique du CG77 du 28 juin 201

M. le Président, chers collègues,

J’aimerais profiter de la présentation de ce rapport pour attirer votre attention sur la nature, si j’ose dire, de ce parc d’attractions. Les porteurs de projet que sont les sociétés Euro Disney et Pierre & Vacances ne manquent pas de recourir au concept de développement durable et à l’image marketing de la « nature » pour mener à bien leur stratégie de communication.

 Pour ma part, je crains que ces utilisations ne soient abusives et je vous invite tous, élus et services départementaux, à rester vigilants pour éviter toute dérive excessive. A propos de l’emploi tout d’abord, puisque c’est bien l’objet de ce rapport, je me demande dans quelle mesure ce projet peut se targuer d’être « durable » quand les emplois proposés institutionnalisent une telle précarité ? Nombre d’entre eux sont à temps partiel, ne garantissant que de petits salaires et requérant une grande flexibilité. Pour ne prendre qu’un exemple, je m’interroge sur les postes de propreté de 10h par semaine décomposés en deux périodes de 5h. Comment une telle structuration de l’emploi peut-elle engendrer une situation satisfaisante pour les salariés ?

Evidemment j’entends bien que l’insertion n’est pas la priorité de ce type d’entreprises, mais si aucun effort particulier n’est fait en ce sens, il est alors regrettable d’invoquer à tout va le concept de « développement durable », qui, je le rappelle, repose aussi sur la construction d’une société plus solidaire.

Je voterai donc ce rapport avec de grandes réserves sur ce point, sur lequel je ne doute pas que nos services en charge de l’insertion resteront vigilants. C’est un enjeu pour nous, au vu de nos compétences en matière d’insertion et des enjeux propres à notre département en la matière, mais c’est aussi un enjeu pour Euro Disney et Pierre&Vacances, qui doivent bien mettre leurs actes en conformité avec leurs discours.

Cette remarque vaut aussi pour l’invocation de la « nature », dans le nom même du parc d’attractions. Dans un souci d’objectivité, je me limiterai à citer l’avis adopté le 29 mai dernier par l’Autorité Environnementale du Conseil général de l’Environnement et du Développement Durable, un service qui dépend du Ministère de l’écologie. Dans cet avis édifiant, il est fait état de demandes de compléments d’étude d’impact non réalisés, de l’absence de retour sur la prise en compte de l’environnement par les porteurs de projet, de la non prise en compte des avis antérieurs de l’Autorité Environnementale… Le manque de coopération et de transparence flagrant que cet avis révèle sur les impacts environnementaux du projet, qui m’avait déjà été rapporté par des associations locales, doit nous inciter à la plus grande vigilance.

L’emprise du projet sur le territoire est déjà phénoménale, avec une nature presque entièrement artificialisée (à ce sujet les associations parlent de 90% d’espèces exotiques importées sur site), et une nature privatisée, puisque les riverains devront payer pour accéder aux espaces auxquels ils avaient jusque-là accès librement. Il nous faut donc rester mobilisés pour que ne soient pas, en plus, rompues entièrement les trames vertes et bleues que nous nous échinons à préserver depuis des années, dans un territoire déjà largement impacté par les projets Disney ou les décharges disproportionnées dont je vous parlais en début de séance. Autrement dit, en l’état le marketing articulé autour de l’idée d’« harmonie entre l’homme et la nature » me laisse perplexe, tant sur le côté « homme », de par le type d’emplois envisagés, que sur le côté « nature », de par l’artificialisation qui est engagée.

J’appelle donc à la plus grande vigilance sur ces deux points pour que les retombées du projet sur le territoire où il est implanté soient les meilleures possibles.

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Biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais: assemblée générale

Biosphère Fontainebleau & Gâtinais est un territoire composé de 126 communes sous label accordé par l’UNESCO . C’est un terrain d’expérimentation pour le développement durable qui a pour objectif de développer les activités humaines tout en respectant les ressources naturelles et culturelles. Il s’agit de mettre la recherche scientifique au service de la gestion du territoire, de promouvoir l’innovation tout en réduisant la perte de biodiversité et de diffuser des connaissances. L’assemblée générale annuelle de l’association de la Biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais a eu lieu le 5 avril 2012 dans la salle des Séances du Conseil général de Seine-et-Marne. Jean Dey, le Président, y a ouvert la séance, rappelant les objectifs et les actions de cette association, labellisée réserve de biosphère par l’UNESCO (RBFG) depuis 1998 et de nouveau agréée en 2010, dans le cadre du programme mondial Man and Biosphere.

Au milieu Jean Dey, président; à gauche Jean-Michel Martin coordonateur, à droite Claude Cottin, trésorier

Deux conseils participent activement à la gestion de la RBFG, le conseil scientifique et le conseil Education et Citoyenneté. Le rapport financier a été présenté de façon très claire par M. Cottin. Le coordonateur Jean-Michel Martin a détaillé le rapport d’activités de l’année 2011. Il a énuméré les missions de recherche terminées ou en cours : une approche ethnologique de la perception sociale de lanature et des paysages du territoire de la RBFG par Anne Sourdril, réalisée dans le cadre de son post-doctorat, (une exposition de ses résultats, intitulée "TRAME(S), paysages d’habitants révélés par PhotoVoice" est installée dans le hall de l’hôtel du département), le développement d’une méthode de gestion des services environnementaux pour  deux réserves de biosphères qui présentent les mêmes problématiques, la RBFG et la RB de la Campana-Penuelas au Chili, mené par Jérôme Pelenc, le projet Equimeth (voir détails dans ce même blog http://jeandey.wordpress.com/2011/10/ )  qui est bien avancé. D’autres recherches ont également été lancées en 2011, sur les continuités écologiques sur le territoire de la RBFG, sur le rapport entre les chevaux, certains médicaments vétérinaires et la biodiversité du sol, sur l’écotourisme, un outil de développement durable permettant de sensibiliser les visiteurs à la fragilité du milieu forestier, ainsi que  la réalisation d’un cahier d’acteur sur le projet de TGV Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon qui traverserait la RBFG.

Signature du projet Equimeth avec Naskeo

De nombreuses missions d’éducation et de communication ont également  été remplies en 2011, comme le programme "Génération Biosphère", à destination des établissements scolaires et  en partenariat avec Mines Paristech, le Géofestival. Un jeu "L’arbre à palabres", édité à l’occasion des 40 ans du Comité Man and Biosphere, sera utilisé dans les établissements scolaires en 2012. La RBFG a aussi accueilli des délagations françaises ou étrangères envoyées par l’UNESCO.

Les "Rencontres de la Biosphère" ont été lancées avec succès sur le principe d’un café-débat où les experts et les citoyens peuvent se rencontrer et échanger de façon informelle et constructive, à Tousson, Nemours et sur la péniche Clématite.Lors d'une "rencontre de la Biosphère" sur la péniche Clématite

Une lettre d’information trimestrielle électronique a été envoyée à plus de 1000 personnes. La page Facebook rassemble maintenant une centaine d’"amis". Des contacts ou des collaborations internationales ont été établies avec des RB du Canada, Chili, Vietnam.

Des évènements publics ont été organisés ou accompagnés par un stand sur le territoire de la RBFG : marché bio à Avon, les Naturiales à Fontainebleau, présentation du projet Equimeth à la manifestation Nature et Vénerie à Fontainebleau, participation à la Fête de la Terre à Villemer, à l’inauguration du Centre d’Ecotourisme de Franchard, etc.

Inauguration du centre d'écotourisme de Franchard, 5 mai 2011

Le territoire de la RBFG a la chance de cumuler plusieurs labels UNESCO, puisque celle-ci fait partie de programme Man and Biosphere, que  le Château de Fontainebleau fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO et que la gastronomie française est entrée au patrimoine immatériel de l’humanité depuis le 16 novembre 2010.

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Préparer le changement climatique : le Plan Climat Energie de la Seine-et-Marne

La commission « Environnement, Développement durable, Energies et Climat » de l’Assemblée des Départements de France s’est réunie le mardi 7 février 2012 à Paris. Jean Dey y est intervenu pour témoigner des raisons de l’engagement de la Seine-et-Marne et de la mise en œuvre du Plan climat-énergie départemental (PCED). Le Plan climat a été conçu pour anticiper l’urgence climatique et faciliter l’adaptation de la Seine-et-Marne à l’inéluctable dérèglement climatique.

Pierre Radanne, expert des questions énergétiques et écologiques, ancien président de l’ADEME, a d’abord expliqué les enjeux du changement climatiques et le rôle des collectivités locales, notamment des départements. Selon une estimation de l’ADEME, environ 15% des émissions de gaz à effet de serre en France sont liées aux activités des collectivités territoriales (transport, habitat, urbanisme et aménagement), d’où l’importance de mesures d’atténuation et d’adaptation à un environnement changeant. Tous les départements doivent produire et adopter un PCED avant fin 2012 selon la loi Grenelle de 2010.

Jean Dey accompagné de Steve Clavier, chef de projet PCED au CG77, lors de la commission environnement, développement durable, énergies et climat de l'Assemblée des Départements de France du 7 février 2012

Jean Dey, vice-président à l’environnement et au développement durable de Seine-et-Marne, a ensuite présenté le Plan climat énergie du département. Le PCED a pour but d’organiser la gestion des ressources énergétiques de manière plus économe et plus respectueuse de l’environnement et à limiter les émissions de gaz à effet de serre. C’est l’un des 9 projets de l’Agenda 21 , voté par l’Assemblée départementale le 30 mars 2007, anticipant ainsi la Loi Grenelle de 2010, labellisé par le Ministère en 2007 avec confirmation en 2011. Les étapes ont été d’abord  définies, depuis les diagnostics et études initiaux jusqu’au choix de sept orientations stratégiques qui ont permis d’élaborer un programme comprenant un plan de 52 actions déclinées en 123 opérations. Pour le détail, voir le site du département. http://www.seine-et-marne.fr/plan-climat  Ce PCED est  actuellement dans sa 2ème phase de mise en œuvre.

Le processus de mobilisation et de concertation comprend, entre autres, un Club Climat 77, composé de représentants des collectivités (maires, chambres consulaires, état, région, associations etc), des ateliers techniques, un conseil participatif et une participation du Conseil des Jeunes.

Jean Dey a expliqué les difficultés rencontrées : une mobilisation et une transversalité difficiles à mettre en oeuvre, à cause des mentalités et habitudes, un effort pédagogique intense (60 réunions), une coordination et une planification accrues et l’utilisation de méthodes et d’outils nouveaux. En contrepartie, la démarche a permis d’identifier des politiques prioritaires et a suscité un réel intérêt des acteurs concernés, faisant émerger une culture commune avec une mutualisation des retours d’expérience. En effet, les collectivités de plus de 50 000 habitants, obligées par la loi de mettre en place un PCET (territorial) se tournent vers le CG77 pour profiter de l’expérience acquise.

 

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Pétrole de schiste: le retour de la menace

De nombreux Seine-et-Marnais ont déjà pris conscience du danger lié à l’exploitation de pétrole avec les techniques de fracturation hydraulique. Les manifestations de Doue (5 mars 2011), de Meaux (16 avril 2011) et de La Ferté-sous-Jouarre (23 octobre 2011) ont montré qu’une grande partie des élus et de la population s’élevait contre ces techniques dommageables pour notre environnement, pour nos ressources en eau. N’oublions pas non plus l’augmentation de la circulation de poids lourds et la dégradation de notre réseau routier. Des collectifs se sont constitués dont celui de Seine-et-Marne -http://www.stop-petrole-de-schiste77.com/L’attribution de permis de recherche d’hydrocarbures non conventionnels avait été stoppée en 2011.

Le retour de la menace

14 nouveaux permis de recherche exclusifs sont en consultation publique sur le site du ministère de l’environnement . http://www.developpement-durable.gouv.fr/Documents-mis-a-la-disposition-du.html 

Onze permis concernent la Seine-et-Marne. La consultation pour ces nouveaux permis est effective depuis le 19 janvier 2012 et doit se terminer le 19 février. Les populations concernées n’ont, une fois de plus, pas été averties pas plus que les maires ni le conseil général. Notre information se fait par le bouche à oreille, via les associations qui prennent le temps d’éplucher les documents du ministère. Il n’y a aucune adresse postale ni e-mail sur le site du gouvernement pour formuler des observations.

Le canton du Châtelet-en Brie, dont Jean Dey est le conseiller général, est particulièrement concerné puisque quasiment la moitié de ses villages fait partie des zones citées pour les nouveaux permis accordés à Bridgeoil et Toreador. Il s’agit de Valence-en-Brie, Echouboulains, les Ecrennes, Pamfou, Machault et Féricy.

Certains de ces sites ont déjà été exploités, comme celui de Valence-en-Brie de 1960 à 1993, d’où 104 884 tonnes de pétrole ont été extraites. Les pétroliers prétendent que ces nouveaux permis s’appliquent à des explorations en vue d’une extraction conventionnelle. Pourtant c’est le manque de rentabilité de l’extraction conventionnelle qui a fait abandonner ces sites …  L’exploitation du schiste par la fracturation hydraulique n’est rentable que pendant les six premiers mois. Au bout de deux ans, le puits secoué à grand renfort d’explosions, de fracturations et de produits hautement toxiques, ne rend plus rien mais la dégradation de l’environnement est irréversible.

Les dangers

Pour chaque baril de pétrole extrait, il faut injecter 5 barils d’eau avec des additifs à grande profondeur (1,5km à 6km) . Nous ne pouvons pas nous permettre de gaspiller l’eau de notre précieuse nappe de Champigny qui a déjà atteint un seuil critique. Après l’extraction, les déchets  occupent ensuite  un volume de 25% supérieur à celui du pétrole extrait. Un baril de pétrole de schiste génère jusqu’à une tonne de déchets qu’il faut stocker quelque part à la surface (avec les risques de pollution accidentelle liés à ces déchets, sulfates, métaux lourds, hydrocarbures aromatiques, radioactivité remontée du sous-sol, etc). Pensez aussi au nombre de camions indispensables au transport des matériaux, des additifs chimiques, du personnel, du pétrole et des déchets.

Suite aux forages profonds, la nappe phréatique a tendance à s’affaisser, ce qui a des effets néfastes d’asséchement sur les terres agricoles et la forêt. D’autre part, des tremblements de terre ont secoué le Lancashire en Angleterre et l’Ohio aux USA en 2011 suite à des fracturations hydrauliques.

C’est aussi une fois que les territoires exploités sont rendus au secteur public que l’on se rend compte de l’ampleur des dégâts causés par ces puits car il peut se produire des fuites incontrôlables de toute sorte.

Arrestation de Josh Fox

La fracturation hydraulique, utilisée aux USA et au Canada, y est très controversée. L’Américain Josh Fox a réalisé le documentaire GasLand qui montre le saccage des paysages et des ressources en eau et l’impact sur la santé des gens. -http://www.dailymotion.com/playlist/x1jem5_CandyDivisionBell_film-gazland/1#videoId=xg7ht8

Josh Fox a été menotté et arrêté il y a une semaine, le 1er février 2012, pour avoir filmé sans autorisation une audience publique du congrès américain sur la fracturation hydraulique (source Goodplanet de Yann Artus-Bertrand). http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/USA-Josh-Fox-realisateur-de-GasLand-arrete-a-Washington/(theme)/272

Se montrer responsables

Il est temps d’appliquer d’autres principes, la sobriété énergétique, les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables pour garder notre sous-sol intact et le préserver pour les générations futures. Il ne faut pas baisser la garde car une extraction par fracturation hydraulique serait une catastrophe écologique irréversible pour un apport énergétique de courte durée. On sait ce que valent les promesses des gouvernements…. Beaucoup doivent se souvenir que les mêmes promesses avaient été faites à propos du nucléaire, une énergie propre et sans danger, comme l’ont infirmé les catastrophes de Long Island, Tchernobyl et Fukushima…

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Les chenilles processionaires du pin nous envahissent

Les chenilles processionnaires du pin ont envahi notre région. Elles sont arrivées en 2008 et progressent  lentement mais sûrement vers le nord. Vous avez sûrement remarqué ces nids blancs très visibles en hiver, ressemblant à des voiles non tissés ou à de la barbe à papa, aux extrémités des branches de pins.  On n’en voyait pas avant 2008 car cette espèce ne proliférait que dans les pinèdes du sud. Plusieurs facteurs ont causé leur remontée plus au nord et leur ont permis de coloniser l’Ile de France : des pins plantés un peu partout, le réchauffement climatique et la mode des oliviers décoratifs… En effet, des chrysalides enterrées dans la terre des pots sont parfois transportées par mégarde depuis la pépinière d’origine en même temps que les oliviers, transitent par la jardinerie et sont remises en terre par l’heureux acquéreur qui ne se doute de rien. Quelque temps plus tard, les papillons éclosent dans un jardin francilien pour rejoindre à tire d’aile le pin le plus proche et commencer le cycle infernal. Le front des processionnaires progresse chaque année de plusieurs kilomètres. Les alentours de Fontainebleau sont touchés ainsi que ceux de Marne-la-Vallée mais pas encore l’extrême nord de la Seine-et-Marne.  Dans la forêt de Fontainebleau, on repère facilement les nids de processionnaires sur les pins des bords de route mais à l’intérieur du massif forestier il y en a peu car les oiseaux et les insectes prédateurs y débarrassent les pins d’une grande partie des chenilles.

Dans les parcs et les jardins de Seine-et-Marne, les chenilles processionnaires se multiplient allègrement, se régalant d’aiguilles de pin, parfois d’aiguilles de sapin ou de cèdre.

Les paquets de chenilles passent l’hiver dans leurs nids de fils de soie  en haut des pins. Dès qu’un réchauffement printanier se fait sentir, en mars en principe, les colonies descendent de leur arbre en de longues processions. Les températures douces de janvier 2012 ont déjà provoqué des processions précoces. Espérons que le retour de températures inférieures à zéro va nous débarrasser d’une partie de ces indésirables.

procession de chenilles

Chaque chenille est, paraît-il,  munie d’un million de poils urticants et volatils provoquant des boutons avec des démangeaisons intenses, des toux,  des conjonctivites ou des manifestations plus graves pour les personnes allergiques et les animaux domestiques qui lècheraient des poils. Les chenilles deviennent dangereuses de novembre à avril et leurs poils restent urticants même si les chenilles sont mortes.

boutons sur avant-bras sans contact direct avec une chenille (à travers deux épaisseurs de vêtements)

Quand la température se fait plus clémente, chaque procession de dizaines de chenilles à la queue leu leu  cherche donc un endroit propice pour s’enfouir dans la terre et s’y transformer en chrysalides puis en papillons. Les chenilles préfèrent quand la terre est bien meuble, facile à creuser, comme dans une plate-bande par exemple. C’est à ce moment-là qu’il  faut absolument se débarrasser de ces bestioles si on veut pouvoir continuer à profiter sans se gratter de l’ombre des pins ou même flâner dans son jardin, s’asseoir sur l’herbe ou récolter des légumes ou cueillir des fleurs car des poils urticants subsistent pendant des mois aux endroits où la procession est passée.

On peut  essayer d’entourer le tronc du pin d’une bande engluée pour stopper leur descente au printemps avec un piège pour les capturer. Il faut prendre de grandes précautions pour les brûler ensuite.pose d'une bande engluée autour d'un tronc de pin Bien se protéger est essentiel pour éviter tout contact en posant les pièges comme Jean Dey sur cette photo (chapeau, gants en cuir ou en caoutchouc et vêtements en tissu très serré).

Comme les mésanges semblent insensibles aux poils urticants des chenilles et les mangent volontiers, on peut encourager ces oiseaux gracieux à s’installer au jardin en leur procurant de la nourriture quand il fait très froid en hiver, avant la descente des chenilles et hors d’atteinte des chats.

Pour les retenir au jardin, on peut leur procurer des nichoirs qu’on fixe sur le tronc d’un pin. Ce modèle en bois est facile à fabriquer mais il faut veiller à respecter le diamètre du trou d’ouverture.

La lutte biologique est également possible à la fin de l’automne. Le Bacille de Thuringe (BT)  doit être pulvérisé sur les aiguilles de pin dont les chenilles se nourrissent, juste au moment de l’éclosion des larves à la fin de l’automne mais cela suppose que les pins ne soient pas trop hauts! En tout cas, il ne faut pas prendre de risque et il vaut mieux faire appel à un professionnel en cas d’échec.

La dernière solution, si rien n’a marché, c’est de sacrifier les pins et de les remplacer par des arbres indigènes, mais pas des chênes! En effet la chenille processionnaire du chêne prolifère elle aussi à certaines époques dans notre région et ses poils urticants sont dangereux de mai à juillet.

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Le mois des voeux est terminé

Après décembre et ses nombreux marchés de noël, janvier est aussi pour Jean Dey l’occasion de rencontrer les élus et la population de son canton lors des traditionnelles cérémonies des voeux. Ces rassemblements qui commencent par des discours et se terminent autour d’un "verre de l’amitié" attirent de nombreux habitants.C’est un moment privilégié d’échange direct pour le conseiller général avec les habitants et les conseillers municipaux. Les habitants peuvent faire la connaissance de leur conseiller général et  s’adresser directement à celui qu’ils ont réélu en mars 2011 et qui les représente au Cg77. Au centre de la photo de droite, on peut repérer Jean Dey de dos conversant lors d’une cérémonie des voeux. Pour le conseiller général d’un canton rural, janvier implique de participer aux cérémonies des voeux de tous les maires de tous les villages de son canton ainsi qu’à toutes les assemblées générales ou réunions suivies de galette des rois des associations qui l’invitent. Jean Dey qui entretient de bonnes relations avec les maires et conseillers municipaux de son canton s’efforce d’assister à toutes mais ce n’est pas toujours facile car certaines se téléscopent! Participer à trois événements la même soirée relève de la gageure,  comme le 14 janvier: voeux à 17h à Féricy, 18h aux Ecrennes et 19h au Châtelet-en-Brie…

Sivty-Courtry

Féricy

Les Ecrennes

Dans le canton de Jean Dey, canton du Châtelet-en-Brie, les maires ont fait le bilan de 2011, les travaux et améliorations subventionnés par le conseil général 77 et ont souhaité à leurs administrés une bonne année 2012. Jean Dey a assuré les maires de son  soutien et de celui du CG77 qui s’efforce de garder les aides accordées en dépit d’une conjoncture difficile et d’un état qui se désengage de plus en plus sans accorder de compensations financières suffisantes.

Chartrettes

Blandy-les-Tours

Valence-en-Brie

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Les 20 ans de Seine-et-Marne Environnement

Cette association Loi 1901 a été créée en 1991 à l’initiative du CG77 sous le nom de Maison du Paysage et de l’Environnement, pour favoriser la sensibilisation des Seine-et-Marnais à l’environnement. Jean Dey en est le président, Christophe Parisot le directeur. C’est au centre d’éco-tourisme de Franchard qu’une foule de personnes et de personnalités est venue fêter le 20ème anniversaire de l’association qui porte maintenant le nom de Seine-et-Marne Environnement.

de droite à gauche, Vincent Eblé, président CG77, Jean Dey, président de SEME et Christophe Parisot, directeur

Jean Dey a rappelé les buts de SEME:

  • promouvoir une gestion responsable des ressources naturelles
  • permettre à tous l’accès aux données et informations environnementales,
  • promouvoir les politiques environnementales de ses adhérents,
  • faire comprendre l’impact sur l’environnement de toute activité humaine

Cette association présente une stabilité remarquable puisqu’elle n’a eu que deux présidents et trois directeurs depuis 1991. Il y a maintenant plus de 12 000 Seine-et-Marnais par an en contact avec la SEME, à l’occasion des nombreuses animations et services fournis par ses 10 à 15 salariés (12 en moyenne). Parmi ces activités variées, les conseils gratuits info-énergie, les animations nature, les classes "roches et paysages" dans les écoles primaires, les conventions avec les mairies pour la biodiversité en ville et les documents d’urbanisme, la protection des zones humides, la participation à des forums et des conférences, le prêt d’expositions, etc. Jean Dey a remercié le directeur et les salariés qui contribuent si bien au succès de l’association.

SEME est aussi une association citoyenne qui offre des emplois-tremplins à des jeunes ou des seniors qui ont des difficultés à trouver un emploi. De plus les déplacements en auto de ses salariés sont "compensés carbone".

Des artistes de la nature avaient été invités à exposer leurs oeuvres. M. Yves Doux et ses délicates aquarelles de plantes et de papillons, M. Gilles Charrière et ses sculptures réalistes en bois massif représentant des animaux sauvages et M. Dany Lof avec d’originales sculptures modernes faites de matériaux de la forêt.

Statuette que l'artiste Dany Lof a offerte au président du CG77

Les samedi 17 et dimanche 18 décembre ont été l’occasion d’activités encadrées par les animateurs de SEME et les artistes présents avec un parcours en forêt et des ateliers pour les jeunes sous forme de jeux de piste sur la biodiversité, les bonnes pratiques dans la nature, l’eau, la géologie et l’énergie. Une superbe exposition est également présentée au centre d’éco-tourisme sur "la forêt au coeur des enjeux du développement durable".

Un buffet de produits du terroir seine-et-marnais a été offert par le Cg77 pour fêter avec convivialité le 20 ème anniversaire de Seine-et-Marne Environnement.

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Balade du Goût 2011: soirée de clôture pour un grand succès

L’opération Balade du Goût dans les fermes s’est terminée le 5 décembre par une soirée de clôture dans les locaux de la Chambre d’Agriculture de Seine-et-Marne avec un compte-rendu de l’évènement.

Jean Dey, remerciant les participants et partenaires de l'opération Balade du Goût 2011

Cent trois fermes ont participé les 22 et 23 octobre 2011, dont 6 sur le canton du Châtelet-en-Brie : à Féricy, M. et Mme Rocher de la Ferme de la Vue et l’apiculteur certifié AB M. Levionnois, à Pamfou, M. et Mme Janic, héliciculteurs, et M. et Mme Barrais des Vergers de Pamfou, aux Ecrennes, M. et Mme Giraut, Ferme de la Mirauderie, éleveurs de volaille de plein air, à Valence-en-Brie, la chèvrerie Les Guyettes de M. et Mme Rousseau et à Echouboulains, M. et Mme Dufour, de la Ferme de la Recette.

Cette année il y a eu presque 13 000 visiteurs qui se sont rendus en famille dans les fermes de Seine-et-Marne pour déguster et acheter des produits fermiers. 451 personnes s’étaient mobilisées sur les explotations agricoles pour bien accueillir la foule des visiteurs. De nombreux affiches et dépliants avaient été diffusés, les journaux avaient relayé l’information, ainsi que le site internet www.balade-du-goût.fr. C’est en fait le bouche à oreille qui a été le plus efficace pour faire connaître l’évènement et c’est une bonne nouvelle, car ceci montre à quel point les visiteurs apprécient la balade et en parlent à leurs amis. Vingt personnes tirées au sort parmi les bulletins portant les bonnes réponses au jeu-concours ont gagné un superbe panier de produits seine-et-marnais, livré à leur domicile.   

Côté animations, les visiteurs ont beaucoup apprécié les dégustations, les visites guidées des exploitations,  les panneaux explicatifs, les photos et vidéos et la possibilité de prendre un repas dans certaines fermes.  Le questionnaire remis aux visiteurs a permis   de savoir que ceux-ci étaient enchantés à 97% de l’accueil des producteurs et à 97% des produits dégustés. La signalétique, les animations et la documentation ont plu à  87% d’entre eux. Nul doute que les visiteurs reviendront toujours nombreux et intéressés à la Balade du Goût 2012.   Pour fêter ce succès, les producteurs seine-et-marnais ayant participé à l’opération avaient apporté des produits de leurs exploitation à partager en toute convivialité.

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